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Mise à jour : mercredi 26 septembre 2012

Merci beaucoup à tous ceux qui ont aidé à mettre notre annonce dans le Ottawa Citizen de ce matin. La réponse a été incroyable.

Le vote final est AUJOURD'HUI, et nous avons appris que Jason Kenney, le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, et successeur potentiel à Stephen Harper à la tête du Parti conservateur, a annoncé hier qu’il votera pour cette motion dangereuse qui menace nous droits en matière de reproduction.


Affiché : mercredi 19 septembre 2012

Dans 48 heures, nos députés débattront d’une motion conservatrice que l’Association médicale canadienne, qui représente 70 000 médecins, a condamnée en disant qu’elle constituait «une criminalisation de l’avortement et de toute forme de contraception»[1,2]

En 1988, la Cour suprême du Canada a jugé que la disposition du Code criminel sur l’avortement était inconstitutionnelle. Mais cette semaine, le Parlement débattra d’une motion qui menacera nos droits en matière de reproduction – et ceux de nos amies, filles, mères, soeurs et conjointes.[3,4,5]

Le Premier ministre Harper a choisi de laisser cette motion aller de l’avant en octroyant aux députés la possibilité de voter librement. Ainsi, chaque député doit maintenant décider s’il défendra, ou non, les droits des femmes.

Nous avons besoin d’un vaste mouvement de protestation afin de montrer à nos députés que nous ne tolèrerons pas cette attaque sournoise contre les droits des femmes.

Il y a près d’un quart de siècle, la juge Wilson de la Cour suprême a déclarée que les gouvernements d’une société démocratique ne devaient jamais interférer avec le droit d’une femme à choisir :

«La décision d'interrompre ou non une grossesse est essentiellement une décision morale et, dans une société libre et démocratique, la conscience de l'individu doit primer sur celle de l'État.»[3]

La motion du député Woodworth vise à miner la décision de la Cour suprême en rouvrant le débat sur la définition légale d’un être humain, telle que décrite dans le Code criminel. Même des membres en vue du gouvernement Harper ont dénoncé la motion:

«Je ne veux pas que les femmes reviennent à une ère passée où certaines étaient obligées d'obtenir un avortement de façon illégale et dangereuse. Cela ne devrait jamais arriver dans une société civilisée» – Gordon O'Connor, whip du parti conservateur[6]

La tactique du député Woodworth a été utilisée aux États-Unis dans le cadre d’une lente et impitoyable campagne visant à criminaliser l’avortement. Au Canada, le premier ministre Harper a déclaré publiquement qu’il ne désire pas rouvrir le débat. Pourtant, alors qu’il exerce un contrôle complet sur les membres de son parti, il a choisi de laisser cette attaque pernicieuse contre le libre choix des femmes être soumise à un vote libre. Un test pour voir comment les Canadiens réagiront à une possible recriminalisation de l’avortement?

Si suffisamment d’entre nous s’expriment et contactent leur député maintenant, nous pouvons faire en sorte que cette motion soit défaite une bonne fois pour toutes. Nous pouvons envoyer un message clair que les Canadiens sont prêts à défendre leurs droits en matière de reproduction.

Lectures complémentaires :

Non à la motion M-312 (La Fédération des médecins spécialistes du Québec)
http://www.fmsq.org/fr/m312/historique

Motion sur les droits du foetus : le gouvernement Harper se fait rassurant (Radio-Canada)
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/04/26/001-foetus-droits-motion.shtml

Contre-arguments à la motion M-312 (Coalition pour le droit à l'avortement au Canada)
http://www.arcc-cdac.ca/fr/action/M-312-contre-arguments.html

Le Barreau craint une remise en question du droit à l’avortement
https://www.barreau.qc.ca/fr/actualites-medias/communiques/2012/09/17-m312

Dites à Stephen Harper et à votre député:
Stoppez cette tentative sournoise de criminaliser l'avortement.

Stephen Harper, Premier ministre du Canada;
Vos député du parlement fédéral

Votre nom sera ajouté ici.

C.C.

Rona Ambrose, Ministre de la condition féminine; Niki Ashton, Critique de la condition féminine, NPD; Judy Sgro, Critique de la condition féminine, Parti libéral; Maria Mourani, Critique de la condition féminine, Bloc Québécois; Elizabeth May, chef du Parti Vert

 

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