Au cours des derniers jours, un groupe de provinces a pris une ferme position contre le projet de loi cruel des Conservateurs sur la criminalité. Le Québec et l'Ontario ont dit qu'ils refusaient de payer les immenses coûts de l'approche fédérale sur la justice, soit de remplir les prisons. Cette même approche a échoué partout où elle a été essayée.1 Plusieurs autres provinces s'opposent, publiquement ou de façon privée, à ces politiques qui nous coûteront cher et qui créeront un système où les prisonniers auront beaucoup de mal à réintégrer la société.2
Nos provinces et territoires sont responsables pour la majorité des frais associés à notre système de justice criminel, des procureurs aux prisons. Si les provinces travaillent ensemble et refusent de payer la note pour les mesures coûteuses et inefficaces du projet de loi sur la criminalité, le gouvernement fédéral devra arrêter ses démarches et négocier une meilleure solution.
Nous sommes rendus à un moment crucial. L'Assemblée nationale du Québec est en tête de la résistance provinciale à ce projet de loi et elle doit savoir que les gens du Québec appuient sa position. Nous devons unir nos voix pour démontrer au premier ministre Jean Charest que les Québécois ne veulent pas dépenser plus d'argent pour moins de sécurité. Les supporteurs du projet de loi se font entendre et nous devons nous faire entendre également.
Dire au premier ministre Jean Charest que vous supportez son refus de payer pour le projet de loi cruel sur la criminalité, et que vous voulez qu'il supporte une Assemblée citoyenne pour la justice canadienne!
L'opposition à ce projet de loi est croissante à travers tout le milieu politique. Le ministre de la justice de Terre-Neuve, le conservateur Felix Collins, a décrié le projet de loi sur la criminalité comme une « gaffe coûteuse » qui « sapera la démocratie. » 3
Le ministre Collins a dit : « la plupart des groupes, la plupart des experts et la plupart des témoins qui se sont exprimés sur ce projet de loi diraient que le gouvernement fédéral se dirige dans la mauvaise direction et que leur méthode a été essayée à d'autres endroits et s'est avérée être un échec. » 3
Le ministre Collins a raison sur les propos des experts. Prenez, par exemple, l'Association du Barreau canadien, qui représente 37 000 professionnels du Droit : l’Association a fortement critiqué le projet de loi pour son « approche punitive pour un comportement criminel, au lieu de se concentrer sur les façons de prévenir ce comportement, ou de réhabiliter ceux qui commettent des crimes. »3
En 2004, le Texas avait le taux d'incarcération le plus élevé au monde. En 2005, le Texas a connu une crise budgétaire. C'est alors que le Texas a changé de cap et a découvert que la prévention du crime, à travers des programmes de désintoxication et une foule d'autres solutions éprouvées, est moins chère et plus efficace que des peines obligatoires et d'autres politiques qui ne font que remplir les prisons.4
Le Texas a appris quelque chose que les Canadiens savent depuis longtemps: il est préférable d'aider les gens à faire partie de la société que de payer pour les forcer à s’en retirer.
Nous avons besoin d'une alliance des provinces. Cliquez ici et envoyez le message que vous voulez un Canada plus sécuritaire, non pas un Canada plus haineux.
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